OMGYes : plaisir féminin, mode d’emploi

J’ai longtemps hésité à écrire un article sur le site web « OMGYes » et la masturbation féminine, surtout après avoir appris à Noël il y a deux ans que mes cousins, tous plus jeunes que moi, lisaient mon blog…

OMGdiana-hand-demo

Un des beaux sourires qui vous accueillent sur le site


Bon, « plus jeunes », ils ont tous dépassé l’adolescence, ils ne vont probablement pas tomber de leur chaise à la lecture de cet article.

(Les gars, accrochez-vous quand même, on ne sait jamais).

Pourquoi tant d’hésitation ? Parce que malgré tout ce que je peux penser et tous les sujets sur lesquels j’ose m’exprimer, mon corps et mon cerveau ont été marqués par le tabou qui enveloppe la masturbation féminine. Ca existe, oui, mais chut, on n’en parle pas. Ou alors à demi mot, ou alors à la blague, mais rarement les pieds plantés dans le sol et le regard droit.

Alors je me suis dit : « Go, Clem ! La jeune génération a besoin de savoir que c’est beau et bon de caresser, connaitre et aimer son corps ».

(Parfois je suis une GI des tabous féminins)

Il y a plus de deux ans, donc, j’ai entendu parler d’un site web baptisé « OMGYes » (traduisez, « Oh mon Dieu, oui »). Ce site propose d’apprendre via des vidéos et des interviews de femmes plusieurs techniques de masturbation afin d’atteindre le 7ème ciel, seule ou à deux.

Il a vu le jour suite à une enquête réalisée auprès d’environ 2000 femmes. En comparant les descriptions des « techniques » de masturbation utilisées par les femmes interviewées, le duo à l’initiative du projet a repéré des schémas récurrents et leur a donné des noms explicites.
Ces deux amis (une femme et un homme) ont sélectionné les onze « techniques » les plus fréquemment citées et ayant le plus d’effet sur les femmes.

Ma première réaction a été de passer mon chemin. « Merci, chez moi tout va bien ».

J’étais également un peu mal à l’aise à l’idée de voir en vidéo d’autres femmes se masturber et expliquer comment elles s’y prenaient.

A cette époque, un projet me trottait dans la tête (il est toujours rangé dans son petit tiroir, il attend son tour) : interviewer le plus de femmes possible sur leur expérience de la masturbation et compiler ces témoignages dans un recueil pour briser le tabou.

Penser à ce projet m’a remis les idées en place : « Hum, dis donc l’apprentie écrivaine féministe, tu veux écrire un livre pour aider les jeunes à envisager la masturbation sans rougir et tu n’oses pas plonger dans la première source d’information à ta disposition. Vas-y ! … pour la science ».

Cette petite voix-là m’a poussée à créer un compte, verser les 28 euros nécessaires pour conserver mon accès (à vie, youpie !) à cette première saison de vidéos.

J’ai donc ouvert virtuellement la porte de plusieurs chambres où m’attendaient de parfaites inconnues, qui sont par la suite devenues de vraies copines. Des amies de tout âge, prêtes à partager avec moi leurs secrets de la temporisation et de l’orgasme multiple.

Elles en parlent habillées et montrent ensuite sur leur corps comment elles s’y prennent.
Il fallait y penser. Et il fallait surtout oser.

Et là j’ai compris qu’on pouvait toujours apprendre des autres, quel que soit le sujet.

Autant je ne m’imagine pas montrer à mes amies sur mon propre corps ce qui me donne du plaisir, autant je me suis tout de suite sentie à l’aise parmi ces femmes heureuses de partager leurs découvertes. La distance-présence du virtuel, ça a du bon !

Profiter de leurs expériences m’a donné envie d’expérimenter, mais aussi de comprendre ce qui me plaît, d’en prendre conscience et de l’expliquer.

Ce que j’ai vraiment aimé, c’est la simplicité des interviews vidéos. Toutes ces femmes nous accueillent dans leur intimité, parlent de leurs sensations, leurs vécus et montrent leurs corps tout naturellement.
C’est beau, sensuel, délicat et plein d’humour.

L’autre atout du site, ce sont les informations supplémentaires qui ont été extraites de l’enquête. Elles sont intéressantes et faciles à lire.

Après avoir parlé de ces vidéos à des amis hommes, ils m’ont demandé si ma vie sexuelle n’était pas satisfaisante et pourquoi je m’intéressais aux conseils d’autres femmes. J’aime bien ce petit parallèle avec la cuisine : est-ce que parce que je cuisine bien, je vais me limiter à mes recettes et ne pas tester celles des autres ? Pouvoir profiter des expériences et de la créativité d’autrui, ça devrait être possible dans tous les domaines.

Alors, OMGYes, quelles conclusions ?

Aurais-je pu me passer de ce site ? Oui, probablement.

Est-ce que malgré ça je recommanderais à toute personne de mon entourage d’aller y faire un tour ?

Mon Dieu … Oui !

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